Le commissaire européen Stefan Füle déclare que la libération des prisonniers politiques bélarusses reste une exigence fondamentale de l’UE

5 décembre 2012

La libération des prisonniers politiques reste la condition préalable à toute entame de dialogue entre l’Union européenne et les autorités de Minsk. Le commissaire européen à l’Élargissement et à la Politique de voisinage Stfean Füle l’a encore répété lors de sa rencontre avec le directeur adjoint du Centre de défense des droits de l’homme Valentin Stefanovitch et la directrice de l’Association bélarusse des journalistes Janna Litvina, le 5 décembre à Bruxelles.

Dans le cadre de leur visite à Bruxelles organisée par la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), les défenseurs bélarusses des droits de l’homme ont eu une série d’entretiens avec des représentants du Parlement européen et de la Commission européenne.
Valentin Stefanovitch a confié que la rencontre tenue aujourd’hui avec le commissaire européen Füle avait abordé la situation des droits de l’homme au Bélarus et, spécialement, le problème des prisonniers politiques et des poursuites visant les médias indépendants. Le défenseur des droits de l’homme a souligné que le commissaire européen l’avait assuré que l’UE considérait la libération des détenus politiques comme une condition préalable à tout dialogue avec les autorités de Minsk. « M. Füle a exprimé son soutien à tous les défenseurs des droits de l’homme du Bélarus, ainsi qu’au centre de défense des droits de l’homme Viasna qui, selon ses termes, continue de fonctionner dans des circonstances extrêmement difficiles, et personnellement à Ales Bialiatski et à tous les prisonniers politiques », a ajouté Stefanovitch.

Janna Litvina a déclaré au service de presse de l’Association bélarusse des journalistes que la question de la libéralisation de la sphère des médias a également été abordée au cours de cette rencontre.

« Toute forme de collaboration et de partenariat repose sur la confiance mutuelle et la liberté d’expression. Il y a trois ans, quand il a été proclamé que l’UE allait dialoguer avec les autorités de Minsk, des recommandations concernant les médias de masse ont été élaborées par l’UE à l’attention du Bélarus. En trois ans, le pouvoir bélarusse n’a malheureusement appliqué aucune de ces recommandations.
C’est pourquoi ma position de principe est la suivante : tout dialogue sur la modernisation, tout processus de négociations, doit commencer par des gestes concrets — même d’une portée restreinte — de la part de la partie bélarusse.
Aujourd’hui, nous avons présenté au commissaire Stefan Füle cinq mesures concrètes que la communauté journalistes réclame depuis longtemps aux autorités bélarusses. De tels gestes montreraient que Minsk est un tant soit peu capable de négocier. Voici les mesures en question : la fin des poursuites pénales visant Andreï Potchobout et Anton Sourapine ; la fin des poursuites visant le journal ARCHE et le déblocage de ses comptes ; la promulgation d’un moratoire sur l’utilisation de six articles grossièrement discriminants du Code pénal ; l’octroi d’accréditations à la demande ; et la fin des obstacles posés au travail des journalistes, que l’on constate au Bélarus chaque mois ou presque », a expliqué Janna Litvina à l’issue de la rencontre.

Après leur entrevue avec Stefan Füle, Valentin Stefanovitch et Janna Litvina ont rencontré des journalistes de divers médias importants, notamment de la chaîne de télévision Euronews et de Radio Liberté. Leur prochain rendez-vous se fera avec des députés européens.

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