LES MEMBRES DE VIASNA SONT SOLIDAIRES DE LEURS COLLÈGUES DE GRODNO

Des représentants du bureau de Minsk du Centre de défense des droits de l’homme Viasna ont réalisé une « manifestation photographique » en soutien des défenseurs des droits de l’homme de Grodno et membres de Viasna Viktor Sazonov et Vladimir Khilmanovitch, ainsi que de Roman Iourguel, membre du Comité Helsinki bélarusse, à la veille de l’examen par un tribunal régional de leur appel contre le verdict absurde rendu par le Tribunal du district de Léninski de la ville de Grodno.

Les défenseurs des droits de l’homme de Grodno vont faire appel d’amendes s’élevant à 1,5 million de roubles chacun (environ 180 dollars), auxquelles ils ont été condamnés pour avoir « organisé un rassemblement non autorisé » le 10 décembre de l’année dernière. Rappelons que l’enquête administrative visant Viktor Sazonov et Vladimir Khilmanovitch et Roman Iourguel a été ouverte à la suite de la mise en ligne sur plusieurs sites Internet d’une photo sur laquelle ils expriment leur solidarité avec le prisonnier politique Ales Bialiatski, directeur du Centre de défense des droits de l’homme.

L’absurdité juridique de cette affaire administrative sans précédent a provoqué un tollé de protestations, aussi bien à l’intérieur du Bélarus qu’à l’extérieur des frontières du pays. En signe de soutien aux « trois de Grodno », leur « délit » a été répété par des membres de Viasna et du Parti chrétien du Bélarus àGomel, Novopolotsk et Soligorsk, ainsi que par des défenseurs ukrainiens des droits de l’homme.

À la veille de l’examen de l’appel, le directeur adjoint du Centre de défense des droits de l’homme ViasnaValentin Stefanovitch, le membre du Conseil de l’organisation Vladimir Labkovitch et la juriste Nasta Loïko se sont fait prendre en photo en brandissant, cette fois, des portraits de leurs collègues de Grodno, afin d’exprimer leur solidarité à leur égard et de rappeler aux autorité qu’en jugeant des citoyens pour avoir publié des photos sur Internet, elles violent la Constitution du Bélarus et les standards internationaux des droits de l’homme, qui garantissent le droit à la liberté d’expression.

« Par de telles actions, les autorités bélarusses illustrent la réalité de la situation des droits de l’homme dans le pays d’une façon encore plus éclatante que l’avait fait le président de la Cour constitutionnelle du Bélarus Piotr Miklachevitch lors de sa conférence de presse du 23 janvier », estime Valentin Stefanovitch.

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