Un documentaire sur Ales Bialiatski et les activités de Viasna réalisé par la chaine Belsat-TV

Ce documentaire présente l’histoire du Centre de défense des droits de l’homme Viasna, avec en toile de fond l’évolution récente du Bélarus. Les personnages principaux sont le directeur de Viasna Ales Bialiatski et son épouse Natalia Pintchouk, ainsi que l’institutrice Natalia Ilinitch, renvoyée de son travail pour raisons politiques, que les défenseurs des droits de l’homme ont aidée à faire valoir ses droits.

Olga Chved, la réalisatrice du documentaire, explique : « L’histoire du Bélarus contemporain, c’est avant tout l’histoire d’une répression généralisée. Chaque événement important de la vie du pays — élections, hausse des prix, changement de la législation… — s’achève par des répressions. Ceux qui s’efforcent d’organiser l’aide destinée aux personnes réprimées entrent en confrontation ouverte avec les autorités. C’est ainsi qu’Ales Bialiatski est devenu, dans un certain sens, un ennemi personnel d’Alexandre Loukachenko. Car lorsque l’on sait qu’en cas de problème, il y aura quelqu’un pour nous venir en aide, on cesse d’avoir peur de dire ce que l’on pense ou de prendre part à une manifestation de protestation».

Le personnage central du film, Ales Bialiatski, est montré sur des images d’archives, mais le documentaire ne comporte aucune de ses déclarations, hormis celle prononcée à l’issue de son procès, dans la salle du tribunal. Et pourtant, il s’adresse à nous, par l’intermédiaire de son épouse, qui explique pourquoi il a choisi, dans sa vie, d’agir pour le Bélarus, pourquoi il s’est consacré à protéger ses concitoyens contre les autorités post-communistes, comment il s’est progressivement fait à l’idée qu’il allait lui-même finir par devenir à son tour une victime des répressions, comment il a vécu en ayant conscience de l’inéluctabilité de son emprisonnement… En plus de sa liberté, quel est le prix qu’il a dû payer au quotidien ? Et qu’implique de vivre aux côtés d’un tel homme ?

« Quand nous lisons quelque part que Viasna aide les personnes réprimées, cette simple phrase n’engendre aucune émotion particulière. Cette simple formule ne permet pas de faire comprendre ce que ressent une personne licenciée d’un travail qui est sa vocation, ce que signifie perdre ses moyens de subsistance uniquement parce qu’on pense d’une façon qui n’est pas autorisée… Sait-on comment une campagne de dénigrement visant un habitant d’un petit village devient pour celui-ci une tragédie personnelle ? Comment peut-on vivre en permanence avec l’idée qu’à chaque instant la police peut débarquer chez vous pour arrêter votre mari ? Comment vit-on quand chaque jour, on attend que son époux rentre du travail, sans avoir la certitude qu’il rentrera — et cela, tout en le soutenant pleinement dans ses activités civiques ? Ce que j’ai cherché à montrer dans ce film, c’est l’homme », déclare la réalisatrice sur le site de la chaîne.

Voir le film en langue bélarusse

 

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