Centre des droits de l’Homme Viasna continue son travail dans un nouveau bureau

Après la confiscation de l’appartement dans lequel le Centre de défense des droits de l’homme Viasna avait travaillé pendant de longues années, les militants des droits humains viennent de rouvrir leurs portes. La présentation du nouveau bureau, ainsi que de deux rapports analytiques sur la situation des droits de l’homme au cours de l’année écoulée, s’est déroulée le 1er avril 2013 à Minsk.

Vidéo en langue bélarusse.

Le défenseur des droits de l’homme Valentin Stefanovitch a exprimé l’espoir que les représentants de Viasna demeureront longtemps dans leur nouveau bureau et que ce sera « un lieu aussi ouvert et public que l’ancien, où le centre avait travaillé pendant douze ans ».

« Nous avons eu beaucoup de mal à trouver un local, — a-t-il expliqué. — Étant donné les conditions dans lesquelles travaille notre organisation, il nous fallait trouver un propriétaire d’appartement qui travaillerait « sur la Lune », qui n’aurait pas de famille au Bélarus, et qui n’y mènerait pas d’affaires. Il se trouve que le propriétaire de cet appartement ne vit pas au Bélarus, et n’est même pas citoyen de notre pays. Nous utilisons son appartement en vertu d’une procuration qui nous confère des droits et des prérogatives très vastes. »

Vidéo en langue bélarusse

À propos du développement futur de l’organisation, il a souligné que Viasna allait accroître ses activités en matière d’information de l’opinion publique et d’enseignement. Le site spring96.org va, à terme, mettre en ligne des vidéos montrant les défenseurs des droits de l’homme discutant de divers aspects de la situation des droits de l’homme.

Stefanovitch a souligné que Viasna « continue de mener des activités absolument légitimes ». « La dernière résolution du Conseil de sécurité de l’ONU a encore rappelé que non seulement les États ne doivent pas se mêler des activités légitimes des organisations de défense des droits de l’homme, mais ils doivent créer des conditions favorables à la protection, par les citoyens, des droits d’autres individus », a-t-il dit. Ces conditions concernent notamment la collecte de financements, notamment de sources étrangères, a indiqué le défenseur des droits de l’homme.

D’après Stefanovitch, Viasna entend, dans ses nouveaux bureaux, se consacrer avant tout à son activité principale : aider les « victimes de violations des droits de l’homme ». Les défenseurs des droits de l’homme vont continuer d’observer les campagnes électorales conjointement avec le Comité Helsinki bélarusse. Viasna prépare actuellement un rapport complet sur le monitoring des élections législatives tenus au Bélarus en 2012.

« L’année prochaine, nous allons observer les élections locales, même s’il s’agit probablement du scrutin le moins intéressant organisé dans notre pays, qui suscite l’indifférence du plus grand nombre. Mais nous partons du principe que nous devons observer et évaluer tous les processus politiques se tenant au Bélarus. Malheureusement, les problèmes liés au processus électoral demeurent d’actualité. Il faut en discuter. En 2015, naturellement, nous suivrons de près le cours de l’élection présidentielle », a annoncé Stefanovitch.

 

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