Défenseurs des droits de l’homme à l’ONU: le mandat du rapporteur spécial sur Bélarus doit être renouvelé

Belarus_conseil des droits de l'homme ONU

Un briefing des défenseurs bélarusses des droits de l’homme a eu lieu dans le cadre de la session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU qui s’est ouverte le 27 mai à Genève.

Cet événement a été organisé par les organisations internationales de défense des droits de l’homme Civicus, Human Rights Watch, FIDH, Amnesty International et Réseau des maisons des droits de l’homme. Du côté bélarusse, ont participé au briefing Oleg Gouliak, directeur du Comité Helsinki bélarusse (CHB) ; Tatiana Reviako, représentante du Centre de défense des droits de l’homme Viasna, fermé par les autorités ; et Andreï Bastounets, juriste de l’Association bélarusse des journalistes.

Oleg Goulak a déclaré à BelaPAN que ce briefing avait suscité un grand intérêt. « Plus d’une soixantaine de diplomates étaient présents — a-t-il indiqué. — Nous les avons informés de la façon dont nous voyions la situation au Bélarus. Nous avons souligné que même si quelques moments positifs sont à souligner, les problèmes principaux demeurent. Ces problèmes ont trait à l’absence d’une justice équitable et de la liberté d’expression, de réunion et d’association. »

Goulak raconte que dans leurs discours, les défenseurs des droits de l’homme ont souligné qu’il serait erroné de dire que la situation au Bélarus s’est améliorée. « La situation ne s’est pas améliorée. On ne constate aucun changement systémique allant dans le bon sens, et les autorités n’ont pas envoyé le moindre signal laissant croire qu’elles seraient prêtes à protéger les droits de l’homme », a déclaré le directeur du CHB.

Lors de ce briefing, les problèmes des prisonniers politiques bélarusses et de la peine de mort en vigueur dans ce pays ont notamment été abordés.

« Nous avons également discuté du mandat du rapporteur spécial de l’ONU sur le Bélarus. On peut juger de son action de diverses façons, on peut adopter une posture de principe et refuser de collaborer avec lui, mais à notre sens, un rapporteur spécial qui travaille sur notre pays, c’est la possibilité de cesser de discuter des doubles standards et d’enfin parler de ce qui se passe réellement dans le pays, de commencer à régler les problèmes existants, de mettre en œuvre une collaboration », — avance Goulak.

Rappelons que le rapport sur la situation au Bélarus rédigé par le rapporteur spécial Miklos Haraszti sera examiné le 4 juin prochain lors d’une session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

En préparant ce document, Haraszti n’a pas pu se rendre au Bélarus pour étudier la situation sur place : les autorités bélarusses ont refusé de collaborer avec le rapporteur spécial de l’ONU. L’auteur du rapport a été obligé de rencontrer des représentants des partis bélarusses d’opposition et des organisations de la société civile, ainsi que des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes à l’extérieur des frontières du pays.

Articles similaires

Laisser une réponse

Vous pouvez utilisez ces balises HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>