Freedom House classe le Bélarus parmi les pires pays en matière de liberté d’expression

À la veille de la Journée internationale de la liberté de la presse, l’organisation internationale de défense des droits de l’homme a publié son rapport thématique annuel sur la liberté des médias en 2012.

Huit pays, parmi lesquels le Bélarus, se sont vu attribuer des notes allant de 90 à 100 : ce sont des pays où les médias sont soit inexistants, soit voués à travailler dans des conditions très difficiles, où les médias sont réduits à l’état de porte-voix du régime et où l’accès des citoyens à une information non biaisée est extrêmement limité, où toute forme de pensée dissidente est étouffée par des arrestations ou d’autres formes de répression. Il est à noter que dans le rapport publié par Freedom House l’année dernière, le Bélarus avait déjà été classé dans cette catégorie.
Dans ce classement, le Bélarus voisine avec la Guinée équatoriale, l’Érythrée, l’Iran, Cuba, l’Ouzbékistan, le Turkménistan et la Corée du Nord.

Dans ce système de notation où la note de 0 correspond à la meilleure situation possible et 100 à la pire, notre pays a obtenu la note de 93. Ce chiffe a été établi en additionnant les points attribués par un panel d’experts.

L’enquête relative à la question des médias comprend 23 questions et 109 indicateurs, qui peuvent être divisés en trois grands groupes : l’environnement juridique, politique et économique.

L’environnement juridique recouvre les lois et règlements susceptibles d’influer sur le contenu des informations : ce concept inclut l’application de ces textes, la possibilité donnée aux médias de travailler librement, l’exigence d’un enregistrement des médias et des journalistes, l’indépendance des structures judiciaires et des instances chargées de réguler le travail des médias, les condamnations pour diffamation et calomnie, ainsi que les changements de la situation dans un sens positif. Sur cet indicateur, le Bélarus a obtenu une note de 36 points (contre 40 points pour le pays ayant enregistré la pire note).

L’environnement économique inclut des critères comme la possession des médias, la transparence et la concentration de la propriété, le coût du lancement d’un nouveau média, les obstacles posés à l’édition et à la diffusion, le poids de la corruption et des pots-de-vin réclamés pour le maintien de l’existence des médias, la répartition sélective de la publicité et des subsides. Sur cet indicateur, le Bélarus a obtenu une note de 28 points (contre 30 points pour le pays ayant enregistré la pire note).

La Norvège et la Suède se partagent la première place mondiale en termes de liberté de la presse. La Pologne et la Lettonie ont obtenu 28 points, et la Lituanie 24 (médais libres). L’Ukraine a obtenu 60 points (médias partiellement libres) et la Russie 81 (médias non libres).

freedom of press2013
Légende:
En noir : les pays où la situation est la pire
En gris : les pays où les médias sont « non libres »
En jaune : les pays où les médias sont « partiellement libres »
En vert : les pays où les médias sont « libres »
En 2012, un individu sur six seulement habitait dans un pays aux médias libres.

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