Valentin Stefanovitch: aucune dynamique positive dans la mise en oeuvre des conditions de l’UE par les autorités bélarusses

stefanovich_centre Viasna

Le directeur adjoint du Centre de défense des droits de l’homme Viasna Valentin Stefanovitch a déclaré dans une interview à l’agence Interfax-Zapad qu’il ne partageait pas l’optimisme du rapporteur du Parlement européen pour le Bélarus Justas Paleckis sur l’amélioration récente de la situation des droits de l’homme.

« Des contacts intensifs sont en cours depuis décembre dernier. Or nous sommes déjà en mai, et les autorités bélarusses n’ont toujours pas enclenché une dynamique positive en matière de mise en œuvre des conditions posées par l’UE, rien n’a changé », a constaté le défenseur des droits de l’homme.

De plus, a-t-il souligné, « Loukachenko a réitéré à plusieurs reprises sa position sur les prisonniers politiques : ceux qui l’ont voulu ont écrit une demande de grâce et ont été libérés. Sur cette question, il défend une position de principe et refuse tout compromis. » Cependant, a continué M. Stefanovitch, pour l’Union européenne, le problème des prisonniers politiques est la question numéro un. « C’est une question qu’il est pratiquement impossible d’éviter. Nous voulons tous voir ces gens en liberté ; mais, globalement, leur libération ne changerait rien. La situation n’évolue pas, et aucun changement systémique ne s’annonce dans la législation ou dans la pratique », a déploré le directeur adjoint de Viasna.

Il ne partage pas l’optimisme du rapporteur du Parlement européen pour le Bélarus Justas Paleckis sur l’amélioration récente de la situation des droits de l’homme. « Bien sûr, si on compare 2012 à 2011, une année marquée par une série de procès faisant suite aux événements de décembre 2010, quand des dizaines de prisonniers politiques sont apparus dans le pays, on constate qu’il y a des différences. Mais il faut évaluer cette situation de façon globale et équilibrée », a dit V. Stefanovitch. Il estime qu’« il n’y a eu aucun changement radical en 2012 ou en 2013. Au contraire, même, l’année dernière, de nouvelles restrictions à la sortie du territoire ont frappé deux dizaines de personnes pour des raisons politiques », a précisé le défenseur des droits de l’homme.

Voir l’intégralité de l’interview de Valentin Stefanovich en anglais

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