Le mandat du Rapporteur spécial de l’ONU sur le Bélarus a été prolongé d’un an

Miklos Haraszti_rapporteur spécial de l'onu sur belarus

Le Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies a adopté la résolution proposant de prolonger d’un an le mandat du Rapporteur spécial de l’ONU sur le Bélarus Miklos Haraszti.

La résolution a été adoptée le 13 juin lors d’une session du Conseil des droits de l’homme à Genève. 26 pays ont voté pour l’adoption du texte, 3 pays (l’Inde, le Kazakhstan et le Venezuela) ont voté contre, 18 pays se sont abstenus. Le règlement stipule que les résolutions sont adoptées à la majorité simple.

 voting results resolution on belarus

Les représentants de l’Irlande et des États-Unis, ainsi que le représentant du Bélarus auprès de l’ONU à Genève Mikhaïl Khvostov et les représentants de l’Équateur et du Venezuela ont pris la parole avant le vote de la résolution.

Khvostov a déclaré que le Bélarus savait comment protéger les droits de l’homme, car c’est un pays indépendant doté d’un système politique développé.

Au cours de la discussion, les représentants de l’Union européenne ont appelé les autorités du Bélarus à introduire un moratoire sur la peine de mort, mais n’ont pas réussi à incorporer cette exigence dans le texte de la résolution.

 

Le texte de la résolution proclame : « Le Conseil décide de prolonger d’une année le mandat du Rapporteur spécial sur la situation dans le domaine des droits de l’homme au Bélarus et demande au Rapporteur spécial de présenter un rapport sur cette situation au Conseil lors de sa vingt-sixième session et à l’Assemblée générale lors de sa soixante-neuvième session ».

La résolution exprime la profonde préoccupation du Conseil concernant « les violations incessantes, structurelles et endémiques des droits de l’homme au Bélarus, ainsi que concernant les restrictions systémiques et systématiques des droits de l’homme, spécialement en matière de liberté d’association, de réunion, d’opinion et d’expression ».

Le Conseil des droits de l’homme se dit également préoccupé par « le recours à la torture et à des traitements cruels dans les lieux de détention, par l’absence de réaction du gouvernement aux cas de disparitions forcées d’opposants politiques, par des violations du droit du travail assimilables à du travail forcé, par les lacunes notables de la législation anti-discrimination, par l’impunité des personnes coupables de violations et de restrictions des droits de l’homme, par le harcèlement des organisations de la société civile, des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes et des opposants politiques, par les pressions visant les avocats et par la non-participation des partis d’opposition aux travaux du Parlement ».

Le Conseil recommande au Bélarus d’effectuer « une révision complète de sa législation, de sa politique, de ses stratégies et de sa pratique, afin que les normes soient nettement définies et soient conformes au droit international et aux engagements du pays dans le domaine des droits de l’homme, et ne soient pas employées pour enfreindre ou restreindre les droits de l’homme, y compris la liberté d’expression, d’association et de réunion, ou la liberté des médias ».

La résolution du CDH appelle instamment la direction bélarusse à procéder à la libération et à la réhabilitation immédiates et inconditionnelles de tous les prisonniers politiques, et à réhabiliter les anciens prisonniers politiques qui ont déjà été libérés.

Le Conseil appelle les autorités du Bélarus à coopérer pleinement avec le Rapporteur spécial de l’ONU, notamment en lui permettant de visiter le pays et d’avoir accès à toutes les informations dont il pourrait avoir besoin.

Articles similaires

Laisser une réponse

Vous pouvez utilisez ces balises HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>