Le Parlement européen a discuté de la situation des droits de l’homme au Bélarus

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Le 19 juin, le sous-comité sur les droits de l’homme au Parlement européen à Bruxelles a discuté de la situation des droits de l’homme au Bélarus et débattu d’un projet de recommandations pour la politique de l’UE envers le Bélarus préparé par Justas Paleckis.

Elena Tonkatcheva, directrice du Centre pour la transformation du droit, et Vladimir Labkovitch, membre du conseil du Centre de défense des droits de l’homme Viasna, ont été invités à s’exprimér sur la question bélarusse.

Vladimir Labkovitch a déclaré que la situation des droits de l’homme au Bélarus empirait, et a souligné que les droits de l’homme dans ce pays souffrent d’une crise systémique et systématique. Dans son discours, il a attiré l’attention de l’auditoire sur la situation des prisonniers politiques, la liberté des médias, le système judiciaire, la possibilité de mettre en œuvre les droits politiques et civiques, ainsi que la pratique de la peine de mort.

 

 

Les défenseurs bélarusses des droits de l’homme ont également affirmé que le projet de rapport de Justas Paleckis comprenait des conclusions erronées faisant état d’une prétendue amélioration de la situation des droits de l’homme, et souligné qu’il était important que l’ordre du jour sur le Bélarus comporte des exigences relatives à des changements systémiques concernant les droits de l’homme. Ils ont particulièrement insisté sur le fait que les experts européens ne devaient pas, dans leur évaluation de la situation actuelle des droits de l’homme, se fonder sur une comparaison avec la situation qui prévalait en décembre 2010. Ce serait commettre une erreur de jugement qu’affirmer sur la base d’une telle comparaison que la situation des droits de l’homme au Bélarus se serait améliorée.

La directrice du Centre pour la transformation par le droit, Elena Tonkatcheva, a également souligné l’importance de la collaboration de l’UE avec les institutions internationales de l’ONU, et spécialement avec le rapporteur spécial sur le Bélarus Miklos Haraszti, ainsi qu’avec les autres rapporteurs spéciaux de l’ONU.

La militante des droits de l’homme a souhaité que dans son évaluation de la situation des droits de l’homme au Bélarus, l’UE tienne compte du rapport du rapporteur spécial de l’ONU sur le Bélarus et de la résolution du Conseil des droits de l’homme de l’ONU prolongeant son mandat. « Nous estimons que les structures européennes doivent renforcer leur coopération avec le rapporteur spécial et, dans leur évaluation de la situation des droits de l’homme, s’appuyer précisément sur ses conclusions et recommandations. Nous avons également remarqué que plusieurs rapporteurs spéciaux du Conseil des droits de l’homme de l’ONU — y compris les rapporteurs sur la torture, sur les médias, sur la liberté d’association et de réunion, ou encore sur la détention arbitraire — ont demandé aux autorités bélarusses de les autoriser à se rendre dans le pays pour étudier la situation, mais n’ont pas obtenu cette autorisation. Nous considérons qu’il convient de tout faire pour qu’ils puissent se rendre au Bélarus », a déclaré Elena Tonkatcheva dans un entretien à Euroradio.


Dans son commentaire de ces propos, M. Reinhold Brender, représentant du service de relations extérieures de l’UE, a souhaité que toute évolution positive des relations entre l’UE et le Bélarus ne soit possible qu’à la condition que les prisonniers politiques soient libérés et que des changements systémiques interviennent dans le domaine des droits de l’homme.

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