Ales Bialiatski, 2 ans en prison, la solidarité continue

sentence_Ales

2 ans après son arrestation, Ales Bialiatski, Vice Président de la FIDH et Président du centre des droits de l’Homme « Viasna » est toujours  derrière les barreaux, tout comme 11 autres prisonniers politiques dont il a défendu les droits jusqu’à son dernier jour de liberté.

Le 4 août 2013 marque le deuxième anniversaire de son arrestation.

Malgré tout et en dépit du travail quotidien obligatoire  avec ses codétenus dans la colonie pénitentiaire de Bobrouisk, Ales refuse de rester silencieux:

Bialiatski croit pas liberation rapide_1

Les conditions de détention d’Ales sont difficiles. Aucun codétenu n’a le droit de lui adresser la parole. Sous des prétextes fallacieux, les visites de son épouse ont été interdites depuis décembre 2012 et il est régulièrement privé de son droit aux colis alimentaires, alors que la nourriture fournie aux détenus est plus que limitée.  Cela fait des mois qu’il n’a pas vu de fruits ou de légumes frais. Sa santé en souffre.

Lors de la session du 23 Novembre 2012, le Comité des Nations Unies sur les détentions arbitraires (GTDA) a reconnu que la détention d’Ales Bialiastki est « arbitraire » et des compensations ont été exigées. “La solution adéquate à cette situation serait de libérer M. Bialiatski et de lui accorder un droit de réparation”, dit la décision.  Le Bélarus a donc enfreint ses obligations internationales.decision_ONU_GTDA_Bialiatski_fr

Mais, comme seule réponse, les autorités bélarusses ont déclaré leur refus de coopérer avec cette instance des Nation Unies: “Le Bélarus ne voit pas de raisons pour continuer à coopérer avec le groupe de travail sous sa forme actuelle”, a déclaré la délégation officielle de la République du Bélarus lors de la 22ème session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui a eu lieu en mars.

Stefanovich_MEA-belarusse-doit-respecter-engagement-internationaux

La répression systématique et à large échelle de la société civile se poursuit. Au printemps, la FIDH et Viasna ont présenté un document mettant en évidence la répression qui vise systématiquement les prisonniers politiques sur leur lieu de détention ou les anciens prisonniers politiques et défenseurs des droits de l’homme après leur sortie.

« Les preuves que nous avons recueillies démontrent de façon indiscutable que le régime, qui réprime sévèrement toute manifestation de dissidence, a non seulement refusé de changer sa politique en la matière mais, au contraire, estime que cette politique doit être encore durcie »,

 

– a indique Souhayr Belhassen, alors la présidente de la FIDH.

« Des personnes privées de liberté, ainsi que celles qui ont été libérées, demeurent les otages des autorités, et risquent à chaque instant de se retrouver derrière les barbelés. Les autorités cherchent à utiliser la vie et la liberté des activistes dans des marchandages politiques, et à empêcher ces activistes de retrouver une vie normale quand ils sont libérés », a conclu cette dernière.

Depuis, des nouvelles charges et une nouvelle condamnation ont confirmé ce constat alarmant.

 

Pour mieux alerter la communauté internationale sur la répression de la société civile au Bélarus et sur le cas d’Ales Bialiatski et des autres prisonniers politiques, la FIDH a développé une nouvelle version du site web :

Freeales.fidh.net 2.0 : chronique de la répression contre la société civile au Bélarus

Malgré une vaste campagne de diffamation des autorités bélarusses qui tentent de présenter Ales Bialiatski comme un criminel de droit commun, son combat et son sort ne laissent pas le monde indifférent.

Ales a été nominé pour le prix Nobel de la paix, pour le Prix Vaclav Havel de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et a reçu de nombreuses distinctions et des prix prestigieux, dont le prix Lech Walesa pour la paix, la collaboration solidaire des nations, la liberté et le respect des droits de l’homme, le Prix Petra Kelly ou US Department of State’s Human Rights Defenders Prize.

De même les Ligues membres de la FIDH de toutes les régions du monde ont réélu en mai 2013 Ales Bialiatski comme Vice-président, envoyant  un message fort de solidarité et de soutien à leur collègue:

Le 22 juillet, lors de la visite à Bruxelles du Ministre des Affaires étrangères Vladimir Makey dont l’interdiction de territoire a été levée par l’Union européenne, la FIDH a manifesté pour demander que la libération et la réhabilitation des prisonniers politiques ainsi que des progrès durables sur les droits de l’Homme restent la condition sine qua non du retour au dialogue politique entre l’UE. et le Bélarus.

 

A l’aube des deux ans d’emprisonnement d’Ales, la FIDH lance une campagne de mobilisation sur  les médias sociaux :

“Le 4 août 2013 marquera un triste anniversaire. Ales Bialiatski aura passé deux ans en prison, deux ans derrière les barreaux pour avoir défendu les droits humains dans son pays, le Bélarus. Ales ne perd pas espoir. Le 4 août, nous serons aux côtés d’Ales. Le gouvernement bélarusse doit l’entendre ! “
thunderclap_support Ales Bialiatski

L’année dernière, le 4 août a été proclamé journée de solidarité internationale avec la société civile au Bélarus. Aidez la campagne pour soutenir Ales et la société civile au Bélarus, diffusez l’information autour de vous via twitter @freeales et @soli-days et le hashtag #freeales.

Nous réclamons la libération immédiate d’Ales Bialiatski, Président de Centre des droits de l’Homme Viasna et Vice-Président de la FIDH ! La communauté internationale ne doit pas céder face au régime qui joue avec la vie et la liberté de ses citoyens. Elle doit, avec nous, exiger la libération d’Ales Bialiatski et de tous les prisonniers politiques au Bélarus !

ÙOIGDFÙIHV

Articles similaires

Mots clés:  

Laisser une réponse

Vous pouvez utilisez ces balises HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>