Chef du MAI bélarusse visite Bruxelles: FIDH appelle à soutenir les prisonniers politiques

Le ministre bélarusse des Affaires étrangères, Vladimir Makeï, sera à Bruxelles lundi 22 juillet, après que l’UE a levé, en juin, l’interdiction de voyager dont il faisait l’objet, en dépit de l’absence de tout progrès en matière de droits de l’homme au Bélarus et malgré le fait que douze prisonniers politiques se trouvent toujours derrière les barreaux.

La FIDH organise une manifestation au rond point Schuman le 22 juillet à 12h00.

Il y a actuellement douze prisonniers politiques au Bélarus (tous les détails en anglais ).

1.   Mikalai Autukhovich
2.   Mikalai Statkevich
3.   Pavel Seviarynets
4.   Zmitser Dashkevich
5.   Eduard Lobau
6.   Ales Bialiatski
7.   Mikalai Dziadok
8.   Ihar Alinevich
9.   Aliaksandr Frantskevich
10. Yauhen Vaskovich
11.  Artsiom Prakapenka
12. Andrei Haidukou
political prisoners belarus_portrait

La situation générale des droits de l’homme au Bélarus demeure alarmante. Non seulement n’y a-t-il eu aucun progrès, mais on constate l’absence d’une volonté politique de mettre en œuvre des changements durables dans les domaines des droits de l’homme et de la démocratie. Le régime bélarusse rejette ouvertement toute coopération réelle avec les organisations internationales dont le pays est membre.

Les droits économiques et sociaux des citoyens sont enfreints de façon flagrante. Les activistes politiques, les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes sont constamment harcelés. En 2013, les autorités bélarusses se sont livrées à des harcèlements de nature politique et ont prononcé plusieurs nouvelles condamnations pour des motifs politiques ainsi que trois condamnations à mort.

Les procès de deux prisonniers politiques ayant été libérés sont en préparation. Vasil Parfiankou et Uladzimir Yaromenak encourent tous deux jusqu’à un an de prison sous l’accusation d’infraction aux règles de la surveillance préventive dont ils font l’objet depuis leur remise en liberté. Une fois de plus, ils risquent de servir de monnaie d’échange dans les négociations économiques internationales, ce qui est déjà le sort de tous les prisonniers politiques actuels au Bélarus.

L’UE doit mettre à profit l’occasion qu’offre la visite de M. Makeï pour obtenir la libération des prisonniers politiques, mais pas uniquement. Le Bélarus connaît une crise systémique en matière de droits de l’homme, et l’UE doit se montrer ferme et faire en sorte que la mise en œuvre de changements de fond demeure au sommet de ses priorités. Les droits de l’homme et les prisonniers politiques ne sont pas des jetons à échanger dans un grand marchandage.

Pour plus d’informations sur la manifestation, merci d’écrire à cgiraud@fidh.org ou de téléphoner au +32(0)2 609 44 28.

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