Une journaliste indépendante sera jugée pour travail sans accréditation

Elena Stepanova, de Vitebsk, membre de l’Association bélarusse des journalistes, est accusée d’infraction à la législation sur les médias. La police considère qu’Elena collabore avec des médias étrangers sans être accréditée.

Le 9 juillet, la journaliste, accompagnée d’un avocat, s’est rendue dans les locaux du département régional du ministère de l’Intérieur (RUVD) de l’arrondissement Oktiabrski de la ville de Vitebsk, où l’inspecteur en chef du service de maintien de l’ordre et de prévention, Sergueï Verasko, lui a présenté le procès-verbal.

Ce document indique que le RUVD d’Oktiabrski a ouvert à son encontre une enquête administrative pour violation de la partie 2 de l’article 22.9 du Code des infractions administratives. Les policiers affirment qu’Elena a, sur une une longue durée, « travaillé professionnellement en tant que journaliste du média étranger « Radio Liberté » sans détenir l’accréditation correspondante ».

« Parmi les éléments matériels du dossier qui ont été transmis à la cour, il y a notamment des preuves comme le fait que des policiers ont constaté que j’avais assisté à des procès d’activistes et que j’avais pris des notes, — a expliqué Elena au service de presse de l’Association bélarusse des journalistes. — J’ai également été vue en train de parler du procès au téléphone « à des personnes non identifiées ». Ils en concluent que je collabore avec Radio Liberté… »

La journaliste a refusé de répondre aux questions des enquêteurs, se référant à l’article 27 de la Constitution, qui autorise à ne pas témoigner contre soi-même.

En août dernier, le parquet régional avait donné à Elena Stepanova un avertissement suite à sa collaboration avec « la rédaction tchèque de Radio Liberté ». La journaliste n’avait pas réussi à faire annuler cet avertissement, en dépit du fait qu’un tel média n’existe tout simplement pas.

Le dossier d’Elena sera examiné le 12 juillet à 15h00 par le tribunal de district d’Oktiabrski (ville de Vitebsk). Si la journaliste est reconnue coupable des faits reprochés, elle risque d’être condamnée à une amende d’un montant de 20 à 50 unités de base (de 180 à 450 euros).

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