« L’Affaire Ales Bialiatski » présenté à Moscou

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Une table ronde et une exposition de photos ont eu lieu lors de la Journée de solidarité avec la société civile bélarusse à Moscou. Les participants à ces événements ont également signé des cartes postales de soutien au défenseur des droits de l’homme Ales Bialiatski, emprisonné depuis deux ans.

L’action, qui s’est tenue dans les locaux de l’atelier de design moscovite « Flakon », a réuni environ 50 personnes : des militants des droits de l’homme de la Mission internationale d’observation des droits de l’homme au Bélarus et du Mouvement des jeunes pour les droits de l’homme, des politologues, des journalistes, des étudiants et des représentants de la diaspora bélarusse à Moscou.

En ouverture de l’événement, le journaliste de Radio Liberté Valéri Kalinovski a présenté son livre L’Affaire Bialiatski, publié dans la collection « Bibliothèque de la liberté ». L’auteur a raconté l’histoire de la rédaction de cet ouvrage et a lu un extrait consacré à l’arrestation d’Ales Bialiatski ainsi que la dernière lettre que le détenu a envoyée depuis sa prison de Bobrouïsk :

« Jusqu’à présent, tout se passe comme d’habitude. Cela fera bientôt deux ans qu’ont débuté mes « études à l’université du peuple ». Il y a un an, l’une de mes amies, une militante des droits de l’homme de Saint-Pétersbourg, m’a écrit que le temps passerait plus vite après la première année. Elle avait raison. En effet, la deuxième année s’est écoulée beaucoup plus vite que la première. Tant mieux. Tout cela est difficile, mais pour moi ce n’est pas vain. Étonnamment, je n’ai pas l’impression de ne pas être à ma place », a écrit Ales le 23 juillet.

Lors du débat public sur le thème « La Russie va-t-elle devenir le Bélarus? », de nombreuses comparaisons ont été effectuées entre la situation au Bélarus et en Russie, et entre les réactions de la communauté internationale aux événements survenus dans les deux pays. Les participants ont discuté de la meilleure façon d’influer sur la situation des droits de l’homme dans les deux pays.

Andreï Iourov, membre du Conseil des droits de l’homme auprès du président de la Russie et chef de la Mission d’observation internationale sur les droits de l’homme au Bélarus, a parlé des travaux de sa mission, constituée de militants des droits humains issus des pays de la CEI. La Mission a suivi les événements les plus importants au Bélarus après décembre 2010, a fait entendre ses protestations et continue de suivre de près la situation au Bélarus:

« Nous n’interromprons pas nos activités jusqu’à ce que les violations des droits de l’homme aient pris fin, qu’Ales Bialiatski sorte de prison, devienne le délégué aux droits de l’homme du Bélarus et nous demande de procéder à la dissolution de la mission », a déclaré M. Iourov.

De nombreux militants de la mission (plus de 10 personnes), y compris ses dirigeants Andreï Iourov et Iouri Jibladze, sont toujours interdits d’entrée au Bélarus.

La présidente du Centre de recherches indépendant Freedom Fails, Olga Zakharova, a parlé du rôle négatif joué actuellement par la Russie, qui rassemble autour d’elle des régimes non démocratiques désireux de faire revenir le monde à l’état d’avant les Accords d’Helsinki. Ces Accords, conclus en 1975, avaient placé les droits de l’homme au-dessus de la souveraineté des États.

Les représentants des milieux d’émigrés biélorusses à Moscou ont parlé de la nécessité de respecter les forces démocratiques russes, de préserver l’indépendance de la Biélorussie et d’œuvrer à la renaissance de la langue et de la culture bélarusses.

L’exposition de photos d’auteurs bélarusses sur les droits de l’homme intitulée « La solidarité est plus forte que la répression » a eu lieu dans le cadre de la Journée de solidarité.

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