FIDH et Viasna: situation des prisonniers politiques critique, liberté des 33 activistes limitée

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La FIDH et son organisation membre au Belarus, le centre de défense des droits de l’Homme Viasna, publient une mise à jour de leur note sur les prisonniers politiques au Belarus.

Les deux organisations sont indignées par les actes de répression, systématiques et à grande échelle, infligés aussi bien aux prisonniers politiques qu’à ceux qui voient leur liberté restreinte pour des raisons politiques. Ils font ici paraître un document qui expose en détails cette répression et appelle le régime à mettre fin à cette oppression.

Les preuves réunies  par la FIDH et son organisation membre au Belarus, le centre de défense des droits de l’Homme Viasna, contredisent clairement la déclaration faite par l’adjoint du Procureur bélarusse, Alyaksey Stuk, lors de sa conférence de presse du 14 février 2013, selon laquelle les conditions de détention des 9 détenus, actuellement identifiés par nos organisations comme des prisonniers politiques dans les prisons et colonies pénitentiaires bélarusses, ne différaient pas des conditions des autres prisonniers. Les 9 détenus (le 19 octobre 2013, Pavel Sieviaryniets a été libéré après avoir purgé la totalité de sa peine) sont victimes de punitions régulières qui exacerbent fortement les conditions déjà difficiles de leur détention en restreignant leurs moyens d’existence ainsi que la qualité de leur nourriture et de leur assistance médicale. Ils sont, en effet, souvent privés de rencontres avec leurs proches, limités dans leur correspondance et soumis à des pressions constantes pour rédiger des recours en grâce. Les épreuves physiques endurées par ces personnes sont intensifiés par les épreuves psychologiques. Leurs conditions de détention relèvent ainsi du traitement inhumain et dégradant, ce qui est interdit par les articles 7 et 10 de la Convention internationale sur les droits civils et politiques et l’article 16 de la convention contre la torture et autres traitements ou punitions cruels, inhumains ou dégradants.

La FIDH et Viasna notent ici qu’en plus de ces 9 prisonniers politiques, un certain nombre de citoyens bélarusses non-emprisonnés sont actuellement soumis à des restrictions sévères imposées à la suite de poursuite dans des affaires pénales motivés politiquement. Ce nombre inclut 33 anciens prisonniers politiques au moment de cette publication.

Voir le texte de la note sur les prisonniers politiques au Bélarus en anglais

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