Mikalaï Autukhovich a été privé d’une visite de sa mère

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La venue de ses proches avait été prévue pour novembre.

Quand la mère du prisonnier politique, Lidia Autukhovich, est arrivée à la prison de Grodno pour rencontrer son fils, elle a appris que sa visite avait été interdite, rapporte Radye Svaboda. Les raisons de cette décision ne lui ont pas été communiquées.

« Qu’en sais-je ? Ils ne disent rien. Ils ont ce droit : ils autorisent ou interdisent ces visites selon leur bon vouloir. Ils font ce qu’ils veulent. Ils refusent ma visite, et il n’y a rien à y faire. Au moins, ils ont accepté de prendre le colis que j’ai amené. C’est un colis de trente kilos : des aliments et quelques objets. Tout pèse lourd, quoi qu’on achète. On ne peut pas apporter énormément de choses. Or la dernière fois que j’ai vu mon fils, c’était l’année dernière, et je ne le verrai sans doute pas cette année. Je ne pourrai probablement pas le voir jusqu’à sa libération. Il ne nous reste plus qu’à nous écrire des lettres. Bien sûr, je l’attends. Beaucoup de gens l’attendent, et sa mère encore plus que les autres », a déclaré Lidia Autukhovich.

Condamné à cinq ans et deux mois d’emprisonnement, Mikalaï Avtukhovich purge sa peine dans une prison de Grodno. Il doit être libéré en avril 2014. Ses proches et les défenseurs des droits de l’homme craignent pour sa santé alors que l’hiver approche. D’après ses propres mots, l’hiver dernier il a eu si froid qu’il a toujours dormi avec son bonnet. Même en journée, le froid était tel qu’il avait le plus grand mal à écrire une lettre. C’est ce qu’a rappelé Olga Nikolaïchik, activiste de la société civile et réalisatrice, avec laquelle le prisonnier politique entretient une correspondance épistolaire.

Mikalaï Autukhovich, un entrepreneur originaire de la ville de Vaukavysk, a été condamné pour la détention de quelques cartouches. Les défenseurs des droits humains et l’opposition le considèrent comme un prisonnier politique puni pour avoir combattu la corruption du pouvoir.

Pour plus d’information sur les prisonniers politiques au Bélarus, voir une note analytique publiée par FIDH et Centre « Viasna » (en anglais).

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