Les défenseurs des droits de l’Homme: l’UE doit rendre publiques les règles d’annulation des sanctions visant certains fonctionnaires bélarusses

Fin octobre, l’Union européenne a apporté des changements à la liste des fonctionnaires bélarusses faisant l’objet d’interdictions de vis. 

Le Conseil de l’UE a décidé d’annuler les sanctions visant les actifs de l’homme d’affaires proche du régime Vladimir Peftiev. Il s’agit des compagnies « Delovaia set », « Sistemy investitsii i innovatsii », Sen-Ko », « BT-Invest » et « Technosoiuzpribor ».

Par ailleurs, l’UE a annulé les interdictions d’entrée sur son territoire qui visaient les personnalités suivantes : Alexandre Dranitsa (procureur militaire), Anatoly Dudkin (procureur pour les questions des transports), Olga Komar (ancien juge du trobunal du district Frounzenski de Minsk), Nikolai Kulik (ancien procureur), Nikolai Kupriyanov (ancien procureur général adjoint), Vladimir Kurlovich (ancien président de la commission électorale de la région de Minsk) Leonid Luchina (ancien président de la commission électorale de la région de Hrodno), Nicholas Myatselitsa (ancien président de la commission électorale de la région de Moguilev), Vladimir Mikhasev (ancien président de la commission électorale de la région de Gomel), Nadezhda Reutskaya (juge au tribunal du district Moskovski de Minsk), Vladimir Rusakevich (ancien ministre de l’Information), Evgenia Smirnova (ancien premier vice-président de la Cour économique suprême) et Nikolai Trubnikov (ancien juge au tribunal du district Partyzansky de Minsk).

Dans le même temps, la liste des personnes interdites de séjour dans les pays de l’UE s’est élargie à Alexandre Kakunin et Yuri Trutko, respectivement directeur et directeur adjoint de la colonie pénitentiaire n°2 de Babrouïsk où Ales Bialiatski purge sa peine.

Pavel Levinov, défenseur des droits de l’Homme membre de la Campagne civique « Notre Maison », a commenté ces changements :

- J’estime que le fait que certaines personnes ont été rayées de la liste est en principe quelque chose de positif. Car s’il existe un mécanisme d’inclusion dans ces listes, il faut qu’il y ait aussi un mécanisme d’exclusion. Cependant, si nous connaissons les règles d’après lesquelles des personnes sont portées sur ces listes, en revanche la société civile du Bélarus ignore les mérites qui leur valent de ne plus y figurer. C’est pourquoi nous espérons que les Européens finiront par rendre publics ces critères, de façon claire et parfaitement intelligible.

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