Une nouvelle condamnation à mort prononcée au Bélarus

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Le Centre de défense des droits de l’homme Viasna a appris qu’une nouvelle condamnation à mort a été prononcée au Bélarus. Le condamné est un homme de 53 ans nommé Eduard Lykov, accusé de cinq meurtres commis sous l’emprise de l’alcool. Le verdict a été annoncé par le tribunal régional de Minsk le 26 novembre 2013. Or Lykov se trouve aux arrêts depuis 2011. Au cours de ce laps de temps, il a eu trois avocats différents.

On sait de lui qu’il n’avait pas de domicile fixe et qu’il restait en contact avec sa mère, qui réside à Baranavichy. Son fils vit en Russie, sa fille en Allemagne, mais le condamné n’entretient pas de relations avec ses enfants. Lykov est né en Russie, mais est citoyen bélarusse.

Le coordinateur de la campagne « Les défenseurs des droits humains contre la peine de mort au Bélarus », Andrei Paluda, souligne que cette affaire démontre une fois de plus que l’État cache à la société les prononciations de condamnations à mort, de même que les exécutions des verdicts.

« Les officiels disent souvent que les exécutions sont très rares au Bélarus, mais étant donné qu’il n’y a aucune information publique sur les personnes condamnées à mort, et que les organes d’État dissimulent ces informations au public, il est impossible d’estimer le nombre de personnes exécutées au Bélarus au nom de l’État. »

Les militants des droits humains participant à la campagne contre la peine de mort suivront cette situation de près. Le cas échéant, ils sont prêts à fournir une assistance juridique à l’accusé s’il décide de faire appel de la décision du tribunal de première instance auprès des instances de cassation ou de porter son cas devant le Comité des droits de l’homme de l’ONU.

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