Qui a inclus le site de Viasna dans la « liste noire » ?

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Les questions adressées aux administrations publiques chargées de former les listes de sites interdits et de contrôler la bonne application de ces interdictions sont restées sans réponse. En particulier, le ministère de la Communication a déclaré ne pas disposer de ces informations, car le site spring96.org n’est pas enregistré dans le segment bélarusse de l’Internet.

En 2011, lors de la conférence « L’Internet des affaires », certaines informations sur les sites interdits ont été révélées. La liste des ressources Internet auxquelles l’accès est limité est constituée par le Centre opérationnel et analytique auprès du président de la République du Bélarus, conformément à l’ordonnance N°11/1 du 26 juin 2010. On retrouve dans cette « liste noire » le site du Centre de défense des droits humains Viasna, ainsi que ceux de Charte’97 et de Partisan bélarusse, de même que le convertisseur de devises online Prokapovich ou encore le blog de Yevgeni Lipkovich sur le portail livejournal.

Valiantsin Stefanovich, directeur adjoint du CDH Viasna, s’est adressé au Centre opérationnel et analytique (instance chargée de mettre en application l’ordonnance sur la limitation de l’accès des utilisateurs d’Internet à certains sites), ainsi qu’au service de surveillance électronique BelGIE, qui établit les listes des sites à accès restreint. Mais il n’a pas réussi à découvrir qui s’est trouvé à l’initiative de l’incorporation du site spring96.org dans la « liste noire ».

Le ministère de la Communication et de l’Information a répondu à la demande de Valiantsin Stefanovich ceci : « Le site Internet spring96.org n’est pas enregistré dans le segment national du réseau Internet. Le ministère de la Communication ne dispose pas d’informations relatives à la limitation de l’accès à des sites qui ne sont pas enregistrés dans le segment national du réseau Internet. »

L’ordonnance porte sur la limitation de l’accès à des informations dont le contenu a trait à la commission d’actes extrémistes ; à la vente illégale d’armes, de munitions, d’explosifs, de substances explosives, radioactives, toxiques, venimeuses, narcotiques et psychotropes ; à la participation à l’immigration illégale et au trafic d’êtres humains ; à la diffusion de contenus pornographiques ; à la propagande de la violence, de la cruauté et d’autres actes interdits par la législation.

Valiantsin Stefanovich considère que le site de Viasna ne relève d’aucun des points cités ci-dessus. « Il est incompréhensible que les organes de l’État refusent de révéler qui s’est trouvé à l’initiative de l’incorporation du site spring96.org dans la liste noire », a déclaré le défenseur des droits humains.

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