L’ancien prisonnier politique Vasil Parfiankau a été transféré au prison de Jodzina

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L’ancien prisonnier politique Vasil Parfiankau se trouve en transit à la colonie de Jodzina, d’où il sera transféré à la colonie de Gorki. Parfiankau lui-même l’a appris par écrit à l’activiste civique et réalisatrice Olga Mikalaychik.

« Il m’a écrit qu’il s’était retrouvé à Jodzina et que les conditions y étaient très dures. En journée, il est interdit de s’asseoir sur les lits dans les cellules, à plus forte raison de s’y coucher. Dès le réveil, le détenu doit faire son lit et rester debout toute la journée. Mais ce dont il s’est le plus plaint, c’est de l’absence totale d’informations. Il n’a pas de télévision, il ne reçoit pas les journaux. Et comme il n’a pas un sou sur son compte — parce que depuis son séjour au dispensaire médical de travail de Svetlagorsk, on ne lui a toujours pas rendu le demi-million de roubles qui lui appartiennent —, Vasil ne peut pas acheter de cartes postales ou d’enveloppes pour nous écrire », raconte Olga Mikalaychik.

Dans sa lettre, écrite en langue bélarusse, Vasil Parfiankau a souhaité une bonne année à ses amis et à tous ceux qui le soutiennent. Olga Mikalaychik indique que Vasil ne sait toujours pas quand sera examiné l’appel qu’il a déposé suite à sa condamnation à un an de colonie à régime sévère pour infraction aux règles de la supervision préventive. Il a seulement appris qu’il purgerait sa peine dans une colonie située à Gorki et qu’il y serait envoyé d’ici environ un mois et demi.

Le 5 décembre, le Tribunal du district Pershamaïski de Minsk a condamné Vasil Parfiankau à un an de colonie à régime sévère pour infraction au règlement de la supervision préventive prononcée à son égard au début de l’année.

En 2011, Vasil Parfiankau a été condamné à quatre ans d’emprisonnement pour avoir pris part au meeting du 19 décembre 2010. Il a été libéré après quelques mois, bénéficiant d’une loi d’amnistie. Début 2012, après avoir été arrêté lors d’une action de solidarité avec les prisonniers politiques, il a été placé sous supervision préventive.

La colonie N°9 de Gorki a une réputation particulière au Bélarus. Zmitser Dashkevich, ancien prisonnier politique et co-président du Front de la jeunesse, considère qu’il s’agit de l’un des établissements pénitentiaires les plus durs du Bélarus et souligne que les prisonniers politiques y font l’objet d’un traitement particulièrement sévère.

Pour plus de détails sur les conditions de détention des prisonniers politiques au Bélarus, voir le rapport rédigé par la FIDH et le Centre de défense des droits humains Viasna : Situation des prisonniers politiques critique, liberté de 33 activistes limitée.

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