Ales Bialiatski est libéré!

Ales Bialiatski libéré

Le célèbre défenseur des droits humains Ales Bialiatski, directeur du CDH Viasna et vice-président de la FIDH, a été libéré. Il a annoncé la nouvelle par téléphone à son épouse Natalia Pinchuk.

Ales Bialiatski est arrivé en train à Minsk en provenance de Bobrouïsk, où il a purgé sa peine.

Le défenseur des droits humains a été accueilli par plusieurs dizaines d’activistes de la société civile et de journalistes. Il y avait là, notamment, les anciens prisonniers politiques Valery Schukin, Pavel Seviarynets et Vitaly Rymashevski, le militant des droits de l’homme Valiantsin Stefanovich et d’autres amis et collègues d’Ales membres du CDH Viasna. Le train ramenant l’ex-prisonnier politique dans la capitale a été accueilli par des applaudissements.

Ales Bialiatski a déclaré que sa libération, intervenue en vertu d’une loi d’amnistie entrée en vigueur le 21 juin, a été pour lui une surprise totale. « Ce matin encore, je suis allé travailler, comme toujours. Ensuite, vers 9 heures du matin, on m’a convoqué pour m’informer que j’étais libéré conformément à la loi, on m’a fait monter dans une ambulance et emmené à la gare. Là, on m’a mis dans un train en partance pour Minsk », a-t-il expliqué.

Ales Bialiatski a indiqué qu’il ne s’attendait pas à être amnistié. « Oh non, je suis un « contrevenant récidiviste ». En tant que tel, je ne devais pas être concerné par une loi d’amnistie », a remarqué le défenseur des droits humains.

Bialiatski estime que sa libération doit beaucoup au soutien dont il a bénéficié aussi bien à l’intérieur du Bélarus qu’au niveau international. « Sans votre aide, je n’aurais sans doute pas été libéré », a-t-il souligné.

Ales Bialiatski dit se sentir bien. Il a cependant admis qu’il lui faudrait du temps pour « revenir à lui ». Ensuite, il a l’intention de reprendre les mêmes activités qu’avant son incarcération. « Je vais vivre de la même façon que j’ai vécu », a-t-il affirmé. « Ce que je vais faire ? Du jogging ! », a plaisanté le défenseur des droits humains.

Il a également dit ne pas savoir quelles restrictions allaient lui être imposées à présent qu’il se trouve en liberté.

Première interview (video en bélarusse) d’Ales en liberté :

Le directeur du Centre de défense des droits humains Viasna a passé 1 050 jours — presque trois années — derrière les barreaux. Le 24 novembre 2011, il a été jugé coupable d’évasion fiscale à grande échelle et condamné à quatre ans et demi de privation de liberté en colonie pénitentiaire à régime sévère et à la confiscation de ses biens. Les poursuites pénales visant Bialiatski étaient fondées sur l’existence de comptes ouverts à son nom dans des banques en Lituanie et en Pologne. Le tribunal n’a pas voulu tenir compte du fait que les sommes passant par ces comptes étaient employées uniquement à financer des activités de défense des droits humains, et que le CDH Viasna se trouvait dans l’impossibilité d’ouvrir des comptes au Bélarus car les autorités avaient à de multiples reprises refusé de procéder à son enregistrement.

La Cour avait également refusé de tenir compte du fait que le préjudice prétendument causé par Bialiatski à l’État avait été entièrement remboursé grâce à des dons de citoyens bélarusses.

Rappelons que ces trois dernières années Bialiatski a été chaque année nominé au prix Nobel de la paix.

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