Ales Bialiatski aux médias lituaniens : je n’en veux pas à la Lituanie

bialiatski-vilnia-press

Ales Bialiatski, directeur du Centre de défense des droits humains Viasna, vice-président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et l’un des fondateurs de la Maison bélarusse des droits de l’homme Boris Zvozskov à Vilnius (Lituanie), a donné une conférence de presse pour les médias lituaniens le 27 juin à Vilnius.

« Non, je n’éprouve ni rancune ni colère. » C’est par ces mots que l’ancien prisonnier politique a ouvert sa rencontre avec les journalistes, expliquant qu’il voulait immédiatement répondre à une question dont il savait qu’elle lui serait nécessairement posée. « Ce ne sont pas les autorités lituaniennes mais les autorités bélarusses qui m’ont mis en prison. »

Rappelons que les poursuites pénales déclenchées contre Ales Bialiatski ont reposé sur le fait qu’il détenait des comptes bancaires en Lituanie et en Pologne — ce dont les services de sécurité bélarusses avaient été informés. Ignorant des témoignages objectifs qui indiquaient que les financements étrangers ayant transité par ces comptes avaient été consacrés exclusivement à des objectifs très précis en matière de défense des droits humains, et n’étaient donc pas imposables, la Cour a jugé que ces sommes constituaient le revenu personnel d’Ales Bialiatski.

Avant le début de la conférence de presse, l’ex-prisonnier politique a également retiré de la porte de la Maison bélarusse des droits de l’homme Boris Zvozskov une affiche « Liberté pour Ales Bialiatski », en exprimant l’espoir que ses camarades d’infortune seraient bientôt libérés : aujourd’hui, sept autres personnes sont emprisonnées au Bélarus pour des raisons politiques.

ales-afficha-freedom1 ales-afficha-freedom

Le défenseur des droits humains a déclaré aux représentants des médias qu’il était trop tôt pour affirmer que sa libération annonçait des changements positifs dans le domaine des droits humains au Bélarus. Selon lui, l’Occident aurait tort de s’empresser d’en tirer des conclusions. « Aussi longtemps qu’il reste des prisonniers politiques, on ne saurait tenir de discussions sérieuses sur un réchauffement des relations », a-t-il souligné. Il a également indiqué que lui-même et sa famille continueraient de vivre au Bélarus, car il ne voit aucune raison de quitter le pays.

bialiacki-vilnia-press-konf   bialiatski-vilnia-press

Voir la vidéo complète (en russe) de la conférence de presse d’Ales Bialiatski :

Maison bélarusse des droits de l’homme Boris Zvozskov

Vilnius, 27 juin 2014

Vidéo du Centre de défense des droits humains Viasna

Articles similaires

Laisser une réponse

Vous pouvez utilisez ces balises HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>