À Paris, Ales Bialiatski a été reçu à l’Hôtel de Ville et au ministère français des Affaires étrangères

La visite du vice-président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) Ales Bialiatski à Paris s’est achevée. Trois années exactement se sont écoulées depuis sa dernière venue dans la capitale française, un mois avant son arrestation. Tout au long de sa détention, les organisations membres de la Fédération dans tous les pays du monde ont mené de nombreuses actions de solidarité et ont multiplié les efforts visant à obtenir sa libération.

Ces retrouvailles tant attendues ont réuni les employés du bureau parisien de la FIDH, des membres du conseil de la Fédération, de jeunes activistes, des traducteurs de l’organisation, autant de soutiens de longue date de celui qui il y a peu encore était un prisonnier politique.

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Le 5 juillet, Ales Bialiatski a reçu à la mairie de Paris son diplôme de citoyen d’honneur de la ville. Cette récompense lui avait été attribuée en octobre 2012 par le maire Bertrand Delanoë, qui avait personnellement remis le document au fils du défenseur des droits humains bélarusse Adam Bialiatski en décembre 2013.

Lors de la cérémonie de remise de la décoration, Patrick Klugman, chargé des relations internationales à la marie de Paris, a souligné le rôle joué par Bialiatski aussi bien en tant que directeur du Centre de défense des droits humains Viasna au Bélarus qu’en tant que vice-président de la FIDH. Il a rappelé que le précédent maire de Paris Bertrand Delanoë avait écrit une lettre au prisonnier politique quand celui-ci était incarcéré, et que le maire du 11ème arrondissement, sur décision du Conseil municipal de Paris, avait fait installer un portrait du défenseur des droits humains devant la mairie de son arrondissement, où se trouve le bureau parisien de la FIDH.

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_GBA9252 _GBA9267 Photos : ©Guillaume Buck

Ales Bialiatski a remercié la mairie de Paris, déclarant que ce soutien non seulement lui avait donné du courage mais avait également impressionné l’administration de la colonie où il était détenu et l’avait dans une certaine mesure protégé. Il a également rappelé que le premier Bélarusse à être nommé citoyen d’honneur de Paris était Vassili Séréguine, un habitant de Gomel ayant combattu aux côtés des aviateurs français au sein de la division Normandie-Niemen sur le front soviéto-allemand de 1943 à 1945. « De la même façon que nos pères ont combattu ensemble contre le fascisme, nous allons nous aussi nous battre côte à côte pour la protection des droits humains et pour la construction d’une société démocratique », a-t-il dit. Il a demandé à la mairie de Paris de ne pas cesser à l’avenir de soutenir la société civile du Bélarus, qui continue de défendre activement les droits de l’homme.

Lire les souvenirs d’Ales Bialiatski sur Paris et sur la mairie de Paris, rédigés en captivité.

Après la cérémonie à la mairie, Bialiatski a été reçu par l’ambassadrice pour les droits de l’homme au ministère français des Affaires étrangères, Patriciana Sparacino-Thiellay, ainsi que par des représentants du Quai d’Orsay. Lors de cette rencontre, le défenseur des droits humains a rappelé que sept prisonniers politiques étaient toujours détenus au Bélarus et a appelé le ministère français des Affaires étrangères à continuer de réclamer leur libération.

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Pendant sa visite à Paris, Ales Bialiatski a également donné des interviews à des médias français, notamment aux quotidiens Le Monde et La Croix et à Radio France Internationale (RFI).

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