Dans dix villes du Bélarus, les activistes de Viasna se sont vu interdire d’organiser des rassemblements à l’occasion du 4 août

Les demandes d’autorisation de rassemblements en faveur de la libération des prisonniers politiques que les défenseurs des droits humains souhaitaient organiser à l’occasion de la Journée de solidarité avec la société civile du Bélarus ont été rejetées par les autorités locales de Novopolotsk, Vitebsk, Gomel, Mozyr, Rechitsy, Jodino, Borisov, Baranovichi, Smorgon et Moguilev.

Le coordinateur des bureaux régionaux du Centre de défense des droits humains Viasna, Dmitri Soloviev, a indiqué que les refus reposent tous sur des prétextes formels et n’ont pas surpris les demandeurs de ces autorisations. Comme c’est le cas chaque année, la même raison a été invoquée pour interdire aux activistes de la société civile d’organiser des rassemblements : l’absence d’accords avec les forces de l’ordre ainsi qu’avec les services médicaux et communautaires concernant l’encadrement des rassemblements.

- Les raisons invoquées pour interdire l’organisation de ces rassemblements ne correspondent absolument pas à la législation en vigueur. D’après une résolution du Conseil des ministres, la protection des rassemblements par la police est à la charge des autorités locales, qui doivent elles-mêmes envoyer aux commissariats concernés une copie de la déclaration de tenue d’un rassemblement, à charge ensuite pour les commissariats de prendre les mesures nécessaires pour encadrer ces événements. Les déclarants, pour leur part, ne sont en aucun cas tenus de faire le tour de diverses instances en les implorant de signer un accord. Il s’agit d’une pratique en vigueur dans toute la République, explique Dmitri Soloviev.

Il cite un autre prétexte fréquemment usité pour justifier les interdictions des rassemblements.
Certains défenseurs des droits humains ont déclaré vouloir organiser des rassemblements à des endroits très fréquentés situés dans les quartiers centraux de leurs villes respectives, car il n’y aurait aucun sens de le faire dans les lieux indiqués par les autorités locales, c’est-à-dire dans quelque stade situé près d’une forêt, ou bien en périphérie de la ville, là où personne ne va. Ayant reçu des refus pour cette raison, nous avons à plusieurs reprises demandé aux organes d’État de désigner des emplacements normaux, dans des lieux fréquentés, afin que les citoyens puissent exercer leur droit à diffuser et à recevoir des informations ainsi que leur droit au rassemblement pacifique : nous voulons que ces rassemblements ne soient pas des parodies, — poursuit Dmitri Soloviev.

Les défenseurs des droits humains vont faire appel des refus opposés par les autorités locales à leurs demandes d’organiser des rassemblements ; ils continueront également de se battre pour faire changer les listes des lieux où les rassemblements sont autorisés.

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