Rassemblement pacifique

Le droit au rassemblement pacifique continue d’être violé au Bélarus : les défenseurs des droits humains, les journalistes, les syndicalistes, etc. se voient constamment empêchés de se rassembler. La plupart des manifestations pacifiques qui ont lieu sont réprimées par les forces de l’ordre, et les manifestants sont arrêtés ou font l’objet de harcèlement judiciaire.

Vous trouverez ci-dessous les articles relatifs à la situation des rassemblements pacifiques au Bélarus :

Dans dix villes du Bélarus, les activistes de Viasna se sont vu interdire d’organiser des rassemblements à l’occasion du 4 août

Les demandes d’autorisation de rassemblements en faveur de la libération des prisonniers politiques que les défenseurs des droits humains souhaitaient organiser à l’occasion de la Journée de solidarité avec la société civile du Bélarus ont été rejetées par les autorités locales de Novopolotsk, Vitebsk, Gomel, Mozyr, Rechitsy, Jodino, Borisov, Baranovichi, Smorgon et Moguilev.

Le coordinateur des bureaux régionaux du Centre de défense des droits humains Viasna, Dmitri Soloviev, a indiqué que les refus reposent tous sur des prétextes formels et n’ont pas surpris les demandeurs de ces autorisations...

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Dispersion d’une action de protestation devant l’ambassade de Russie à Minsk

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Le 2 mars, à 14h00, des activistes de divers mouvements ont essayé d’organiser un rassemblement devant l’ambassade de Russie pour protester contre l’agression russe en Ukraine. Dès les premiers instants, ils ont été accueillis par des camionnettes et des voitures de police, ainsi que par de nombreux policiers, dont la plupart étaient en civil.

Les forces de l’ordre ont agi avec brutalité, ne laissant même pas le temps aux activistes de déployer leurs banderoles. 25 personnes – parmi lesquelles plusieurs passants ‑ ont été immédiatement interpellées.

D’après les données dont disposent les défenseurs des droits humains, toutes les personnes interpellées ont été amenées au commissariat de l’arrondissement Tsentralny de Minsk où elles ont été détenues pendant plusieu...

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Les résultats du IXe Forum des droits de l’Homme LGBT «Gay Pride 2013 de Minsk» : évènements interdits ou perturbés

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Le comité d’organisation du IXe Forum des droits de l’Homme LGBT a le regret de déclarer que la « Gay Pride 2013 de Minsk » est confrontée à des pressions sans précédents de la part des autorités, ce qui a abouti à l’interruption de l’évènement le plus important du Forum, l’interdiction des actions publiques visant à soutenir la tolérance vis-à-vis de la communauté LGBT au Belarus et à des pressions directes de la part des forces de sécurité sur les organisateurs du forum.

Dans le cadre du IXe Forum des droits de l’Homme la « Gay Pride 2013 de Minsk», qui devait coïncider avec la Journée des droits de l’Homme sous le slogan « Nous sommes ! », 10 évènements variés ont été planifiés sur la période du 6 au 12 décembre...

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Une amende pour la Journée internationale des droits humains

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Les autorités bélarusses saluent la Journée internationale des droits de l’homme en condamnant un activiste de Gomel à une amende.

Le 10 décembre, la juge du tribunal du district Novobelitski (ville de Gomel), Tatiana Shevchenko, a condamné l’activiste Vladimir Shitikov, membre du Parti civique uni, à une amende de 2,6 millions de roubles (20 unités de base).

À l’audience, Shitikov a déclaré qu’un pouvoir qui poursuivait les gens pour avoir rendu hommage aux victimes des répressions staliniennes était criminel. La juge Shevchenko a refusé d’écouter le discours passionné de l’activiste.

En novembre, les activistes démocratiques de Gomel ont rendu hommage à la mémoire des victimes des répressions staliniennes au 9ème kilomètre de la route de Chernygov...

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Les défenseurs des droits de l’homme Vladimir Labkovitch et Tatiana Reviako interpellés lors d’une manifestation de soutien à Ales Bialiatski

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Le 4 août 2013 a marqué le deuxième anniversaire de l’arrestation d’Ales Bialiatski.

Des manifestations de solidarité ont été organisées à travers tout le Bélarus. Des tables rondes, des rassemblements et des discussions publiques à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec la société civile et le mouvement des droits de l’homme du Bélarus ont également été tenus à l’étranger : à Kiev, à Vilnius, à Moscou et dans d’autres villes.

Le 5 août, les défenseurs des droits...

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La manifestation de soutien à Ales Bialiatski à Homel n’a pas été autorisée

Le 4 août à Homel une manifestation était prévue afin de protester contre les poursuites judiciaires à l’encontre du défenseur des droits de l’Homme Ales Bialiatski et d’autres prisonniers politiques. Cependant le comité exécutif municipal, après avoir examiné la déclaration de Iouri Vorojentsev, Leonid Soudalenko et Anatoli Poplavnyj sur la tenue de la manifestation, n’ont pas donné leur autorisation.

Notons que le comité exécutif municipal n’as pas pris de décision concernant le cas donné, comme l’exige la législation, mais a envoyé aux requérants une réponse « sur l’examen de la déclaration pour l’organisation d’une manifestation »...

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Bélarus : des violations systémiques et systématiques des droits de l’Homme relevées

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Selon l’évaluation du Rapporteur spécial, les droits de l’Homme continuent d’être limités de façon systémique et systématique, en particulier pour ce qui concerne les libertés d’association, de rassemblement, d’expression et d’opinions ainsi que les garanties de procès juridiques équitables.

Le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme au Bélarus a été établi par la résolution 20 /13 du Conseil des droits de l’Homme. Dans ce rapport, le Rapporteur Spécial, Miklós Haraszti, qui a pris cette fonction officiellement le 1 novembre 2012, décrit la situation actuelle des droits de l’Homme au Bélarus depuis l’établissement du mandat le 5 juillet 2012 et inclut les informations recueillies jusqu’au 31 mars 2013.

« L’élection p...

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La FIDH et Viasna exigent l’abandon des charges contre les participants à la Marche de Tchernobyl

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Paris-Minsk – le 30 avril 2013 –  La FIDH et le centre de défense des droits de l’Homme Viasna exigent l’abandon des charges contre les six personnes – parmi lesquels deux journalistes, un défenseur des droits de l’Homme, et un activiste – poursuivies après avoir pris part à la commémoration annuelle de l’accident nucléaire de Tchernobyl.

« Les associations de défense des droits de l’Homme qui ont observé la manifestation ce jour-là ont affirmé que celle-ci s’est déroulée de façon pacifique, sans incidents et en totale conformité avec les autorisations délivrées par la municipalité de la ville de Minsk. Je crois donc que la détention puis les arrestations administratives des participants à ce rassemblement pacifique et autorisé sont totalement illé...

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Marche de Tchernobyl : interpellations des journalistes et des activistes

Une commémoration de la catastrophe de Tchernobyl a lieu tous les ans le 26 avril. Cette année, la manifestation était autorisée et s’est déroulée pacifiquement, à l’exception des interventions des forces de l’ordre.

Avant le rassemblement, plusieurs activistes du mouvement écologique opposés à la construction de la centrale nucléaire ont été mis en détention. Par exemple, la présidente du Conseil d’Ekodom Iryna Sukhiy, ainsi que les activistes Vasil Siniukhin, Kanstantsin Kirylenka and Volga Kaskevich devant leurs domiciles. Ils ont été maintenus au commissariat de Piershamaiski, et libérés dès la fin de la marche de Tchernobyl. D’autres écologistes, maintenus de force dans leurs appartements, ont ainsi été empêchés de prendre part à la manifestation...

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Des écologistes arrêtés avant la marche annuelle de Tchernobyl.

La dirigeante de l’organisation « Ekodom », Irina Sukhy ainsi que les activistes Vasily Sinyukhin, Konstantin Kirilenko, Olga Kaskevich ont été arrêtés dans le centre de Minsk, à proximité de l’itinéraire prévu pour la « Marche de Tchernobyl ».

On a su par la suite que Irina Sukhy a été arrêtée devant son domicile après qu’elle ait mis dans sa voiture des pancartes avec des slogans antinucléaires, qu’il était prévu d’utiliser durant la Marche de Tchernobyl. Des individus en civil, qui s’étaient présentés comme des politiciers, lui ont alors affirmé qu’il y avait des cambriolages dans les appartements du quartier. Ils ont utilisé cet argument pour obliger Irina Sukhy à se rendre au commissariat. D’autres activistes ont été arrêtés en même temps qu’elle...

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