Travail forcé

Le travail forcé, ou« travail forcé volontaire », est régulièrement mis en pratique au Bélarus, et touche les groupes les plus divers. Il semblerait qu’une grande partie de la population ait été victime à un moment ou un autre, directement ou indirectement, de conditions de travail obligatoire ou forcé. Ceci contrevient de manière flagrante au droit international, notamment aux Conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur l’interdiction du travail forcé. Des pratiques restrictives dans le domaine soial et économique ont aussi donné lieu à des actes de discrimination à l’encontre de personnes considérées comme étant des opposants au régime.

Vous trouverez ci-dessous les articles relatifs à l’utilisation du travail forcé au Bélarus :

La secrétaire générale de la CSI choquée par l’utilisation du travail forcé au Bélarus

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Lors d’une rencontre le 15 septembre à Minsk avec des représentants du mouvement syndical indépendant du Bélarus, la secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI), Sharan Burrow, s’est déclarée stupéfaite par l’intensification de la discrimination visant les membres de syndicats indépendants et, spécialement, le recours au travail forcé.

À l’occasion d’une table ronde utilisée dans le cadre de la visite officielle de la secrétaire générale de la CSI au Bélarus, des militants et des leaders du mouvement syndical indépendant lui ont fait part de violations des droits fondamentaux du travail, d’obstacles mis aux activités des syndicats, ainsi que de poursuites et de pressions de la part des employeurs et des autorités.

Lors d’une co...

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Pendant le Championnat du monde de hockey sur glace au Bélarus, les violations des droits humains continuent…

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Le Bélarus accueille actuellement le Championnat du monde de hockey sur glace, qui a démarré vendredi dernier et prendra fin le 25 mai. Pour une fois, ce pays généralement négligé par les médias et par l’opinion publique internationale se retrouve sous le feu des projecteurs.

La FIDH a réalisé trois courtes vidéos d’animation afin de dénoncer les violations de droits humains commises au Bélarus. Ces abus ne sauraient être camouflés par le championnat. Ces trois vidéos de quinze secondes chacune seront diffusées pendant les trois journées de « grands matchs » : le 13 mai (journée de Norvège-Suède), le 15 mai (Finlande-Bélarus) et le 20 mai (Russie-Bélarus).

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La situation des droits humains au Bélarus à l’ordre du jour du Conseil des droits de l’homme de l’ONU

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Les 6 et 7 mars 2014, à Genève, une série de réunions et un événement public  consacrés à la situation des droits de l’homme en République ont été tenus dans le cadre d’une session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à l’initiative de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH).

Le 6 mars, lors de la table ronde intitulée « Les droits socio-économiques au Bélarus sont systématiquement violés, de même que les droits politiques et civiques », les rapporteurs ont examiné les infractions au droit à la liberté d’association, au droit de réunion et au droit à un processus électoral équitable, soulignant tout particulièrement la situation des prisonniers politiques...

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Un comité de l’ONU déclare que le Bélarus doit cesser d’avoir recours au travail forcé

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Le Bélarus doit renoncer au travail forcé et mettre une œuvre une protection réelle des droits des travailleurs. C’est l’une des principales recommandations que le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU a adoptées après examen de la situation au Bélarus en novembre 2013.

Les avis du Comité répètent largement les conclusions et recommandations contenues dans le rapport « Travail forcé et violation généralisée des droits des travailleurs au Bélarus » rédigé par la FIDH et le Centre de défense des droits humains Viasna. Ce rapport révèle ce qui se cache derrière la rhétorique des autorités du Bélarus, qui s’efforcent de présenter leur pays comme « le dernier paradis social en Europe ».

« Parallèlement à des violations constant...

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Nouveau rapport de la FIDH et du CDH Viasna : violations du droit du travail et travail forcé au Bélarus

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La question du droit du travail est très sensible au Bélarus, et particulièrement aujourd’hui. Il ne se passe pas un jour sans que les médias ne publient des informations sur des étudiants employés sur les chantiers des sites sportifs qui doivent être mis en exploitation lors du prochain championnat international de hockey, sur des conscrits occupés à la récolte ou sur des journées de travail non payé (« soubbotnik ») imposées à la population par les autorités locales.

Le rapport de 80 pages rédigé conjointement par la FIDH et le CDH Viasna et présenté à Minsk à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme dresse le constat de la crise profonde qui affecte la sphère socio-économique et dénonce les violations quotidiennes du droit du travail dont sont...

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Valiantsin Stefanovich : les dispensaires médicaux de travail, c’est la prison sans décision de justice

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Le Bélarus est le dernier pays où existent encore des dispensaires médicaux de travail (LPT). C’est ce qu’a déclaré le directeur adjoint du Centre de défense des droits de l’homme Viasna Valiantsin Stefanovich, commentant le placement de l’ancien prisonnier politique Vasil Parfiankou en dispensaire médical de travail (LPT) pour un an.

« Le Centre de défense des droits de l’homme Viasna considère que la procédure de placement, en tant que telle, constitue une violation des droits de l’homme, indépendamment de l’identité des personnes auxquelles elle est appliquée. L’alcoolisme ne peut pas être soigné par la contrainte, et encore moins par le travail forcé. Généralement, le travail en LPT, c’est un travail sur des chantiers de construction ou dans des kolkhozes...

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Médecin de Vitebsk, Igor Postnov, condamné à subir un traitement psychiatrique forcé

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Igor Postnov, un medecin exerçant à l’hopital psychiatrique de Vitebsk, rapporte avoir été condamné à subir un traitement psychiatrique forcé.

Le Tribunal de district de Vitebsk a autorisé le 21 août son traitement « à la discrétion des médecins ». La décision de justice n’est pas encore entrée en vigueur, mais Igor Postnov a déclaré que l’hôpital psychiatrique régional de Vitebsk a déjà commencé à l’appliquer, rapporte le Centre de défense des droits de l’homme Viasna.

Igor Postnov affirme avoir subi contre son gré des injections de psychotropes. Il a été autorisé à passer un court appel téléphonique, explique Uladzimir Zhyhuloiu, journaliste indépendant à Vitebsk :

« Postnov a téléphoné, il m’a dit qu’il ne pouvait me parler qu’une minute...

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